Le Havre - Ville 1950s

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Le Havre - Ville 1950s

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 17:12

Le Havre  est une commune française du Nord-Ouest de la France située sur la rive droite de l'estuaire de la Seine. Son port est le deuxième de France après celui de Marseille pour le trafic total, et le premier port français pour les conteneurs.

Le général De Gaulle fait une visite au Havre le 7 octobre 194472. La ville reçoit la Légion d'honneur le 18 juillet 1949 pour « l'héroïsme avec lequel elle a supporté ses destructions »

Au printemps 1945, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme confie le projet de reconstruction du centre-ville du Havre à l'atelier Perret. Il souhaite faire table rase des anciennes structures et appliquer les théories du classicisme structurel. Le matériau retenu pour l'édification des bâtiments est le béton et le plan général est une trame orthogonale. Officiellement, la reconstruction s'achève au milieu des années 1960. Le musée d'art moderne et la première maison de la culture du pays sont inaugurées en 1961 par André Malraux64.




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Le Palais de la Bourse du Havre 1957 - Auguste Perret - Othello Zavaroni

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 17:31

Situé entre le Bassin du commerce et la place Jules Ferry, l’ancien palais de la bourse puis chambre de commerce, est un bâtiment majestueux créé par l'architecte Othello Zavaroni (1953) et inauguré le 22 juillet 1957.

Entièrement réhabilité en casino (depuis le 1er juin 2006), il a pratiquement conservé son aspect extérieur originel. Célèbre enseignant en architecture, Zavaroni décline ici un éclectisme « beaux-arts » moderne au vocabulaire proche de Perret revisité suivant les critères modernistes (claustras) sur fond d’ordonnancement classique (colonnade, abri souverain) assez strict mais efficace. L'intérieur a été profondément modifié, les deux fresques monumentales (dont une visible depuis la place Jules Ferry) ont été conservées. Les 12 000 m² accueillent aujourd'hui un ensemble comprenant casino, restaurants, salle de spectacle modulable de 500 places, bars, centre de remise en forme avec patio à ciel ouvert, hôtel et salles de réception. La place Jules-Ferry, dotée à présent d'un bel aménagement paysager démode définitivement le square Erignac voisin. Vieillot et cloisonné, il bouche malheureusement la vue du casino depuis le boulevard de Strasbourg et forme une barrière sur le chemin du centre commercial Coty. L'accès depuis la zone piétonne semble à présent demander de sérieux aménagements.




Le bâtiment devient la CCI du Havre



Avant de devenir la Casino







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Images de la reconstruction du Havre 1950s

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 17:38


Le centre-ville reconstruit du Havre (1945 - 1964) est l'œuvre de l'architecte Auguste Perret (12 février 1874 - 25 février 1954) qui se vit confier par le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme, la réédification de la ville du Havre après sa destruction à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO en 20051.




D’une superficie totale proche de 150 hectares, cet ensemble - comprenant plus de 12 000 logements et de nombreux bâtiments civils, commerciaux, administratifs ou religieux- est l’un des plus cohérents de l’architecture moderne du milieu du XXe siècle, suivant les principes de l’École classicisme structurel, terminologie de Joseph Abram2 désignant les théories portées par les membres de l’Atelier de reconstruction du Havre, réunis autour d'Auguste Perret.



Après une période d’oubli, ce centre moderne intègre désormais de nombreuses mesures patrimoniales : inventaire3, protection (ZPPAUP4) et sensibilisation (visites-conférences). Depuis 2002, des visites de la ville sont organisées par un service municipal spécifique (Ville d’art et d’histoire) qui met également à disposition une exposition et un appartement témoin Perret restauré à l’identique.



   « Ce que je veux, c’est faire quelque chose de neuf et de durable. »
   Auguste Perret, octobre 1945


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Re: Le Havre - Ville 1950s

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 17:44


Si, au début du XXe siècle, Auguste Perret veut réaliser la « Ville Future » qu'il imagine « en bord de mer » ou le long « d'un grand fleuve », constituée de gratte-ciels et de jardins suspendus, son ambition pour Le Havre sera relativement différente, admettant en 1945 : « J’ai, étant jeune, préconisé, chanté la maison-tour. J’ai, depuis, changé d’avis. Quand on loge au 12e ou au 15e étage, on se sent d’abord exalté, puis accablé de solitude. On s’ennuie à mourir. L’homme a besoin de garder contact avec le sol. C’est pourquoi je ne bâtirais pas de maisons ayant plus de quatre étages. Quatre étages sans ascenseur, cela se monte très facilement ». Ces propos concernent le logement mais celui-ci n’exclut pas une seconde échelle, plus monumentale : « Je vois "un front de mer" qui regrouperait tous les monuments de la ville et escorterait les navires jusqu’à leur entrée au port. De hautes tours abriteraient les bureaux des grandes compagnies de navigation, des négociants, des industriels. Elles s’élèveraient bien au-dessus des maisons de la ville, qui ne dépasseraient pas 5 ou 6 étages. ».

Si le frottement aux réalités va conduire son projet sur des conceptions plus souples, la ville n’en gardera pas moins les traces de ces premières idées. La majorité des habitations (les « maisons ») sont de faible hauteur, suivant des gabarits dictés par l’histoire (trois étages sur entresol, cf. Haussmann), offrant des perspectives humaines, « banales » pour reprendre le mot du maître. Sur un autre plan, elle va conserver une échelle monumentale faite de tours-repères servant de signaux urbains et dégageant quelques perspectives magistrales pour montrer aux voyageurs des grands paquebots que « nous avons toujours le sens de la grandeur et de la beauté »

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Rue de Parid - Le Havre

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 17:57


D’orientation nord-sud, la rue de Paris relie l'hôtel de ville (au nord) au front de mer sud (ancien terminal de paquebots). Pour cette ancienne rue commerçante, Auguste Perret travaille dès 1945 sur une typologie d’immeubles qui devait définir l’ensemble de la reconstruction de la ville (suivant le modèle des I.S.A.I. édifiés dans sa section nord entre 1947 et 1950). Prenant pour modèle la rue de Rivoli à Paris, l'artère est bordée au rez-de-chaussée et à l'entresol par des commerces, protégés sous une galerie-portique semi-ouverte en retrait d’une colonnade, l’ensemble est rehaussé par trois étages d'habitations. Tout au long de cette rue, une quarantaine d'architectes participent à la réalisation des îlots dans les années 1950 en respectant les principes définis par Perret mais en apportant chacun quelques variations de « vocabulaire ».






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L'avenue Foch - Le Havre

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 18:33


D'orientation est-ouest, elle prolonge le boulevard de Strasbourg en partant de l’hôtel de ville (à l’est) pour arriver à la Porte Océane (à l’ouest).
Comparable par ses dimensions aux avenues Foch et des Champs-Élysées à Paris, elle est l'une des avenues les plus larges d'Europe. Boulevard initialement créé sous le Second Empire à l’emplacement de la zone non constructible des fortifications, l’avenue Foch est aujourd’hui constituée d'un axe central et de deux doubles contre-allées longeant des commerces, des bureaux, un cinéma et de nombreux logements de haut standing. La majorité des immeubles qui la borde a été achevée en 1954 et comporte cinq à six étages. Les façades sont agrémentées de bas-reliefs rendant hommage aux personnages marquants du Havre d'avant-guerre (« gloires du Havre »).










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Le boulevard François Ier - Le Havre

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 18:35


Il relie obliquement la Porte Océane (au nord-ouest) au Front de mer sud (au sud-est). Exception à la règle orthonormée, le boulevard François Ier forme une diagonale séparant nettement le centre-ville du front de mer ouest alors consacré à la construction navale (emplacement actuel de la Résidence de France). Il est bordé sur un côté par des îlots où les bâtiments se positionnent en redent, laissant place à de petits jardins triangulaires. L’autre rive, construite plus tardivement, est constituée d’une barre quasi continue de logements à vocation sociale devant théoriquement isoler la ville des vents de mer dominants venant de l’ouest




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Église Saint-Joseph - Auguste Perret

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 19:02

L'église Saint-Joseph est un édifice emblématique du centre-ville reconstruit du Havre. C'est le premier monument que l'on voit en arrivant par la mer.

L'ancienne église néo-gothique a été complètement détruite en 1944. Auguste Perret dessine avec Raymond Audigier les plans de la nouvelle église : A. Perret, qui était athée, voulait que l'église soit aussi un monument à la mémoire des victimes de la guerre tandis que R. Audigier, très croyant, souhaitait en faire un cierge de remerciement à Dieu pour le retour de la paix ; cette seconde idée a fortement influencé le choix de la forme définitive du monument en s'inspirant des précédents projets réalisés par A. Perret : l'église votive Sainte-Jeanne d'Arc, une basilique dessinée par Perret en 1926 et originellement destinée à être construite rue de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris. L'abbé Marie convainc le clergé et le ministère de la reconstruction de mettre en œuvre ce projet.

Auguste Perret et Raymond Audigier sont les deux coauteurs de cet ouvrage. À la mort de Perret, en 1954, R. Audigier termina l'ouvrage avec la collaboration de Georges Brochard pour le cabinet Perret. Audigier et Brochard étaient par ailleurs assistés par un autre architecte, Jacques Poirrier. Les travaux débutèrent le 21 octobre 1951 par la pose de la première pierre. La fin du gros œuvre a lieu en octobre 1957 avec l'achèvement de la tour de 107 mètres et la remise au culte le 22 mars 1959, les aménagements intérieurs n'étant terminés qu’en 1961. La consécration du maître-autel et des aménagements (baldaquin, stalles) conçus par l’architecte Guy Verdoïa a lieu en 1964. La nouvelle église Saint-Joseph fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 11 octobre 19652, soit, fait rarissime, dix ans seulement après sa construction





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Hôtel de ville du Havre - 1958 - Auguste Perret, Jacques Tournant

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 19:17


Œuvre des architectes Auguste Perret, Jacques Tournant, l'hôtel de ville est inauguré en 1958. Le premier pieu du corps central est coulé en 1953, la tour de 18 étages et 90 mètres de haut évoquant initialement un beffroi est commencée en 1954. Le théâtre attenant est inauguré en octobre 1967. L'extension sur la façade nord de l'édifice, indispensable mais esthétiquement discutable, date de 1987. Comme tous les édifices majeurs, l’hôtel de ville retrouve approximativement sa position d’avant-guerre. Situé dans la perspective d’une vaste place, le bâtiment établit une dialectique entre deux unités : une tour abritant les bureaux administratifs et un bâtiment en longueur rythmé par une imposante colonnade dans lequel se placent des fonctions de « réception » comme les grands salons. Un vaste escalier part du rez-de-chaussée pour se diviser en deux volées distribuant l’étage noble. Tel un « abri souverain » la colonnade soutient totalement la charge du toit terrasse qui abrite une structure secondaire supportant les planchers et de vastes baies vitrées.

Le jardin de la partie sud de la place de l'hôtel de ville a été dessiné personnellement par Perret. Cette immense place, dont la construction était placée sous la direction des architectes Lagneau et Loisel30, a été transformée en 1990 : rétrécissement du boulevard qui la divisait (d'abord en couloir de bus, puis en voie de passage pour le tramway), création d'un parking souterrain, ajout de fontaines, d'arbres et de treillages en bois exotique (démontés en 2010), agrandissement des pelouses et des espaces fleuris.









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La Porte Océane Le Havre - 1951 - 1953 - Jacques Poirrier

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 19:31


Sortant des plans de l'Atelier de Reconstruction Perret en 1950, cette place s'inspire du projet de la Porte Maillot à Paris qu’Auguste Perret présente en 1930. La partie nord, construite par Jacques Poirrier de 1951 à 1953, a bénéficié de techniques de préfabrication étendue grâce à un usinage complet des structures et des remplissages (système Monod). La partie sud a été construite par André Hermant de 1951 à 1956 à l’aide de la technique plus traditionnelle du coffrage en bois pour les structures.

Seul point de jonction entre la ville reconstruite et la mer, la Porte Océane forme un décor monumental et représente de manière symbolique la porte de la cité évoquée par Édouard Herriot, laissant entrevoir aux Havrais se promenant sur l’avenue Foch le passage des grands paquebots. Il s'agit d'un ensemble constitué de deux tours jumelles de 13 étages, hautes de 47,50 mètres, et de deux immeubles bas, situés à l'extrémité de l'avenue Foch. Inscrites sur cette prestigieuse avenue et disposant d’une vue sur mer, les 256 logements disposent de grandes surfaces et d’équipements soignés (par exemple, un chauffage collectif réglable individuellement).





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Front de mer sud - Le Havre - 1956 - Pierre-Edouard Lambert

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 19:41


La réalisation d’un front de mer sud monumental apparaît dans les premiers projets de 1945. Il a finalement été réalisé par une trentaine d’architectes proches de Perret dirigés par Pierre-Edouard Lambert, il est intégré au programme national de construction du « Secteur industrialisé » (24 mai 1951) et échappe ainsi aux exigences du permis de construire. Constitué de 1127 logements, situés en bas des normes HLM (ainsi les plafonds sont abaissés sous 2,5 m), ce groupe d’habitations a été imaginé d’un seul tenant. Premier en France à dépasser les mille unités, il peut être considéré comme le premier grand ensemble, à condition de ne pas tenir compte de son inscription urbaine et de ses gabarits classiques. Outre des normes sociales spécifiques, l’ordre architectural choisi reste celui du monumental : situé sur un Front de mer attenant à l’entrée de port, il joue un rôle déterminant dans la perspective de la ville vue depuis les grands transatlantiques (les deux tours décalées et les bâtiments bas en redents figurent une anamorphose de la Porte Océane).



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Collège Raoul Dufy Le Havre - 1950 et 1956 - Pierre-Edouard Lambert

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 19:50


Anciennement Lycée de jeunes filles, Pierre-Edouard Lambert a édifié ici, entre 1950 et 1956, le premier établissement scolaire de la reconstruction.

Architecturalement traité comme un monument évoquant même quelques grands chantiers d’Auguste Perret (Palais d’Iéna), il s’organise autour d’une vaste cour protégée des vents dominants par le bâtiment central abritant des salles de classe amplement éclairées (fenêtres à l’est). Il a bénéficié d'une restauration complète et, au nord, une extension récente a été intégrée au bâtiment d'origine (Pierre Dubus, 2004).



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Magasin Le Printemps - Alexandre Franche, Henri Vernot et Noël Boucher

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 19:59


Construit par Alexandre Franche, Henri Vernot et Noël Boucher, architectes havrais, le grand magasin « Le Printemps » diffère des autres bâtiments de la reconstruction car il a été dessiné en courbe. Il était à l'époque presque complètement vitré, ce qui le rendait transparent, lumineux et très esthétique. Il n'a malheureusement pas bénéficié d'une restauration extérieure digne de ce nom, les vitrages des étages étant occultés ainsi que certaines vitrines (également plus petites qu'à l'origine).



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École de management de Normandie - Le Havre - Robert Royon - 1954

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 20:06


L’École de management de Normandie (anciennement École Supérieure de Commerce) est un bâtiment d'angle aux colonnes majestueuses fidèle à l'esprit de l'atelier Perret, il a été conçu par l'architecte Robert Royon (1954). L'immense quadrillage vitré laissait apparaître un imposant escalier hélicoïdal jusqu'en 1993, année où il fut sacrifié pour étendre la superficie des étages.




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Musée André-Malraux - 1959 à 1961 - Guy Lagneau, Michel Weill, Jean Dimitrijevic et Raymond Audigier.

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 20:17

Le musée d'art moderne André-Malraux31, réalisé de 1959 à 1961 par Guy Lagneau, Michel Weill, Jean Dimitrijevic et Raymond Audigier.
C’est le premier musée de France à être reconstruit après la Seconde Guerre mondiale. Le bâtiment se présente comme une élégante boîte de verre, d’aluminium et d’acier. La lumière, filtrée par des brises-soleil (paralumes de Jean Prouvé), pénètre de tous les côtés. Le musée des beaux arts, à l'intérieur totalement modulable, fut mis en service en 1961. Inauguré par André Malraux, le musée abritait la première Maison de la Culture de France (jusqu’en 1967 où celle-ci sera transférée au Théâtre de l'Hôtel de Ville puis au Volcan, espace Oscar Niemeyer, depuis sa construction).

Le musée a été conçu par quatre architectes – Guy Lagneau, Michel Weill, Jean Dimitrijevic et Raymond Audigier –, en étroite collaboration avec quatre ingénieurs – Bernard Laffaille et René Sarger (pour les structures acier et béton), Jean Prouvé (pour l’emploi de l’aluminium), André Salomon (pour l’éclairage naturel et artificiel) – et avec l’artiste Henri-Georges Adam, à qui fut commandée une sculpture monumentale pour la façade de l’édifice. Flexibilité et transparence sous-tendent ce projet novateur mené par une équipe de pionniers dans leur domaine. Le musée, construit au bord de la mer à proximité d’un îlot d’habitation typique de la reconstruction menée au Havre, proclame une double rupture. Rupture avec le style de la reconstruction de la ville entreprise par Auguste Perret, mais aussi et surtout avec l’esthétique traditionnelle de ce type d’institution. L’architecture annonce d’emblée la modernité du programme « musée-maison de la culture », laquelle s’incarne à l’intérieur du bâtiment dans des solutions muséographiques d’avant-garde qui transforment radicalement la vision des œuvres de la collection. Elle favorise notamment une flexibilité des espaces qui permet de répondre avec une grande souplesse et une grande efficacité aux exigences d’une programmation faite d’expositions, certes, mais aussi de concerts, de conférences ou de spectacles.

L’édifice, vitré sur cinq faces, est baigné de lumière naturelle. Les façades exposées aux vents (sud et ouest) sont constituées de deux pans de verre et de panneaux d’aluminium conçus par Jean Prouvé, qui a également dessiné la grande porte de service située à l’ouest (7 × 6 m), ainsi que le paralume installé au-dessus du toit. Véritable performance technologique, ce paralume en lames d’aluminium inclinées en ailes d’avion brise les rayons du soleil et renvoie une douce luminosité au cœur du bâtiment. La lumière est en effet la véritable composante du musée, qui combine deux types d’éclairage : l’éclairage zénithal classique, privilégié par la plupart des musées du siècle passé, et un éclairage latéral issu des quatre points cardinaux et non plus seulement du nord, selon la conception traditionnelle. À l’est, un verre opalin atténue les rayons du matin, tandis que la façade ouest est équipée de trois niveaux de filtration : une paroi de verre sérigraphiée croise ses lignes horizontales avec celles verticales des volets pivotants, tissant un quadrillage de densité variable. Lorsque les rayons lumineux entrent horizontalement, des stores complètent le dispositif.Au plafond, des dalles carrées translucides tamisent la lumière réfléchie par le paralume5.

Dépourvu de mur porteur, le musée est un espace flexible. Reposant sur quelques poteaux, la structure dégage un vaste volume qui se prête à tous les usages et à tous les aménagements. Ainsi, avec un espace ouvert et 550 m2 de surfaces vitrées, la transparence est omniprésente et le bâtiment laisse pénétrer la lumière changeante de l’estuaire de la Seine, celle-là même qui a inspiré de nombreux peintres présents dans les collections.

Le Signal, sculpture monumentale commandée par l’État en 1956 à Henri-Georges Adam pour le parvis du musée-maison de la culture, fait partie intégrante du musée et de son identité. Longue de 22 mètres, haute de 7 mètres et pesant plus de 220 tonnes, la sculpture isole un fragment du paysage, autour duquel elle dessine un cadre de béton, et souligne la situation exceptionnelle de l’édifice à l’entrée du port. Sa mise en œuvre a représenté un défi technique car, bien que creux et d’une portée considérable, ce monument repose sur son socle pour à peine un quart de sa longueur.

Le nom de Signal, qui explicite la fonction de l’œuvre, ne semble pas avoir été attribué par l’artiste. Cette appellation apparaît dans la presse à partir de 1959, et c’est sous ce titre qu’elle est inventoriée au Fonds national d’art contemporain et dans les registres du musée. Mais, pour les Havrais, son nom semble ne jamais s’être véritablement fixé et « l’œil », « la navette », « la boussole » sont autant de termes qui lui sont plus spontanément attribués.


Durant les cinquante années où elle est restée placée sans protection sous les vents dominants, l’œuvre a subi de plein fouet les intempéries, cause majeure d’érosion. Sa restauration6, annoncée comme l’un des principaux événements de la célébration du cinquantenaire du musée en 2011, lui a rendu son aspect d’origine, revalorisant du même coup cet emblème du dialogue noué entre le musée, la mer et le port7.

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Bibliothèque municipale Armand Salacrou - Le Havre - 1963 - Jacques Tournant et Jacques Lamy

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 20:23


Elle est formée de deux bâtiments perpendiculaires : les salles de lecture et les réserves. Le toit du bâtiment principal, à l'instar de l'église Saint-Michel, évoque un livre ouvert. Architectes : Jacques Tournant et Jacques Lamy (1963).





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Église Saint-Michel - Le Havre - 1960-1964 - Henri Colboc

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 20:31


La reconstruction de l'église Saint-Michel (1960-1964) fut confiée à Henri Colboc, un des architectes locaux actifs dans la reconstruction du Havre.

La forme de la toiture représente une bible ouverte et l’entrée est surmontée par une gigantesque croix en teck. Pas de clocher, mais un campanile de 42 mètres de haut, séparé de l'église, évoquant un cierge. La restauration de l'ensemble est entamée en 2007, le bâtiment est aujourd'hui mis en valeur la nuit par une lumière discrète et soignée. Intérieur : vaste halle carrée, l’église comprend des chapelles latérales hors-œuvre, un éclairage doux assuré par des bandeaux de vitraux aux tons marron situés en hauteur et au-dessus du portail d’entrée. Mobilier : une vierge en métal galvanisé provenant de l’église détruite par les bombardements, une importante tapisserie réalisée par les paroissiens, un mobilier en teck massif très robuste









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Nouvelles Galeries havraises, Charles Frabre et Jean Le Soudier, 1951-1954

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 20:45

Reconstruites à leur emplacement d'avant guerre sur l'ilot "V38", le chantier durera presque 2 ans, de début 1953 à Octobre 1954. Les plans furent établis par Auguste Perret et Jean Le Soudier. Ce dernier à également réalisé entre autres les Halles centrales, la clinique François Ier et la Halle aux poissons.

Le 14 Octobre 1954 à 9h30, le magasin ouvre pour la première fois ces portes devant une foule de centaines de havrais enthousiastes. Les journaux de l'époque titraient: "Après 10 ans d'exil à la Cité Commerciale Thiers, Les Galeries du Havre sont redevenues à leur emplacement de la rue de Paris, le plus beau et le plus mdoerne magasin de la ville".

Ce même jour, les centaines de havrais présents ont découvert avec de grands yeux les escalators, l'éclairage au néon, les larges allées et le salon de thé panoramique situé au premier étage. Comme avant guerre, les Nouvelles Galeries offraient un grand rayon alimentation (côté Nord Est) ont l'on pouvait trouver tout ce qu'on ne trouvait pas ailleurs.

Deux mezzanines, l'une côté rue de Paris, l'autre côté rue Edouard Larue étaient accessibles par des escalators et deux grands escaliers. Plus tard, deux autres mezzanines, côté rue Victor Hugo et côté quai Georges V firent aménagées. la surface de vente fut nettement accrue.

Le deuxieme étage était exploité par la papeterie, la droguerie, le bricolage, la vaisselle et part les ventes en solde, dont celle pratiquées dès le 2 Janvier 1954. Les havrais y venaient nombreux et sortaient avec des sacs jaunes tachetés de points noirsx (les couleurs des Nouvelles Galeries). C'était réellement le début de la société de consommation.

Plus tard, des surfaces furent récupérées après la cession de l'Hotel Normandie au 1 à 3 Quai Geroges V. Ainsi le 13 Juin 1962, la presse havraise titrait: "Pour la première fois au Havre, un passage privé construit sous  la rue Edouard Larue réunira l'actuel et le futur grand magasin de la cité."

Par l'occasion un vaste espace en sous sol des deux magasins permettait de stocker les marchandises et d'assurer les livraisons dans les meilleurs conditions.


Huit à dix ans plus tard (dans les années 70), les Nouvelles Galeries exploitaient toutes les surfaces de l'Ilot voisin (l'actuelle Librairie la Galerne). A ses débuts nous pouvions y trouver les rayons vaisselle, quincaillerie, bricolage et menuiserie, avec sciage de bois sur mesure. Il y'a eu également par la suite un rayon d'articles de peintures & beaux arts. Au premier étage (au dessus de l'actuelle librairie La Galerne), relié directement au batiment principal par une passerelle, il y'avait des rayons librairie, tenturerie, appareils audiovisuels, ce qui attiraient de nombreux clients aux profils divers.

La passerelle au dessus de la rue fut démontée en 1992 après cession des locaux du magasin annexe aux assurances Chégaray. Auparavant en 1991, les Nouvelles Galeries du Havre furent rachetées par le groupe "Galeries Lafayette". 8 ans plus tard, en 1999, les Nouvelles Galeries du Havre fermerent définitivement ses portes car le magasin trop diversifié et pas asser ciblé n'était plus suffisamment rentable aux yeux du groupe. La fermeture fut accueillie avec émotion et tristesse par les 85 membres du personnel et les havrais fidèles à leurs "Galeries" depuis le début du XXeme siècle. Une partie du personnel fut repris par le magasin Monoprix (du même groupe) et aujourd'hui en 2009 certaines caissières de Monoprix sont des anciennes des Nouvelles Galeries.

Les Grands Magasins tel qu'on les consevaient, ou on pouvait trouver tout et n'importe quoi, n'avaient plus raison d'être. Le Printemps du Havre l'à bien compris et s'est orienté vers le luxe et l'équipement de la personne. Ailleurs en France, tous les grands magasins se sont orienté vers la mode, ferment la plupart de leurs rayons quincaillerie, librairie etc... L'échec des "grand magasins" le plus significatif est la fermeture il y'a queqlues années de la prestigieuse "Samaritaine" à Paris.

En 2003, les Nouvelles Galeries du Havre furent morcelées en plusieurs boutiques (comme la Samaritaine). Aujourd'hui on y trouve les magasins Tommy Hilfiger, Comptoir des Cotonniers, Mexx, Infinitif, Interiors, La Galerie, Blanc Nature, Interior's, les Cuisines Chevalier, la parfumerie Nocibé et bien sur la librairie La Galerne (le temple du livre dans la région). Les étgaes quant à eux ont été transformé en bureaux.

1999 - 2003: De la friche commerciale à la renaissance:

Si la reconversion à été parfaitement réussi, tout se que l'ont peut souhaiter aujourd'hui c'est une mise en valeur du batiment à l'architecture interressante et surtout un bon ravalement car rien à été fait depuis sa construction. Je crois savoir que le groupe Galeries Lafayette serait toujours propriétaire du batiment...ceci expliquerai cela ! La location de boutiques serait elle plus rentable ?
http://lehavrephoto.canalblog.com/archives/2009/01/13/12071432.html

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Hôtel de Normandie - Le Havre - Jacques Poirrier, Henri Daigue et Robert Royon, 1948-1951

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 20:53


Sur le site [url=http://lehavredavant.canalblog.com/tag/h%C3%B4tel de normandie]Lehavredavant.canalblog[/url], nous trouvons les détails suivants : "Le nouvel hôtel a été construit de 1948 à 1951 par Jacques Poirrier, Henri Daigue et Robert Royon. Il se situe en bordure du bassin du Commerce, non loin de la place du Général-de-Gaulle, aux 1 et 3, quai George-V. Ce nouvel et vaste édifice est l'un des premiers équipements réalisés après la guerre au Havre. Le permis de construire date de 1947 et l'hôtel ouvre finalement ses portes en 1951. Il contient alors 80 chambres et recevait, entre autres, nombre de notables et d'artistes. Son premier directeur était M. Bourdonnat."


En effet, la clientèle de l'Hôtel de Normandie disparaissant avec les transatlantiques, et notamment avec le France en 1974, l'Hôtel ferma finalement ses portes en 1976. Cet immeuble de sept étages se distinguant par sa galerie supérieure en creux et par son dernier étage en retrait sur terrasse, fut finalement reconverti en logements, en commerces et en bureaux.
En effet, une partie des locaux fut occupée par les Nouvelles Galeries pendant un certain temps et le reste de l'immeuble fut transformé en appartements de haut standing.
Comme dit plus haut, la librairie La Galerne s'installa finalement ici à partir de 1999, après la fermeture des Nouvelles Galeries. Récemment, la direction de la librairie racheta encore des locaux de l'ancien Hôtel de Normandie afin d'y agrandir son espace jeunesse...
C'est aussi dans ces locaux qu'on trouve (et ce jusqu'au début de l'année 2009) le siège social de Groupama-Transport...
Voici d'ailleurs à quoi ressemble cet édifice de nos jours. Les photographiess sont on ne peut plus récentes puisqu'elles ont été prises cet après-midi...



http://lehavredavant.canalblog.com/archives/2008/10/29/11160441.html


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les Halles centrales - Le Havre

Message  Predicta le Sam 12 Sep - 21:03












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Re: Le Havre - Ville 1950s

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